Lutte contre le blanchiment de capitaux : la microfinance impliquée

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Les responsables des établissements de microfinance (Emf) ont, depuis hier, plus d’outils pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. C’est suite au séminaire de renforcement de capacités organisé à leur intention par le ministère des Finances (Minfi). Ils ont été outillés par les responsables de ce département ministériel mais aussi ceux du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac) et l’Agence nationale d’investigation financière (Anif) sur divers volets. Précisément sur le cadre normatif et institutionnel de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ; les obligations des établissements de microfinance dans le cadre de cette lutte mais aussi les outils et techniques de détection et de riposte des opérations suspectes. L’objectif de cette formation était donc double : le renforcement des compétences des Emf et une meilleure coopération entre ces derniers et l’Anif. « Il y a eu une évaluation nationale des risques organisée par le Gabac. Le constat a été fait que notre système de lutte a un certain nombre de défaillances auxquelles il faut remédier. Le secteur de la microfinance n’adhère pas suffisamment à la lutte contre le blanchiment parce qu’en son sein, il n’y a pas l’expertise nécessaire pour détecter les opérations qui sont illicites et les déclarer à l’Anif », a expliqué Hubert Nde Sambone, directeur de l’Anif
En effet, d’après une étude, la microfinance est le ventre mou du secteur financier en matière de blanchiment de capitaux au Cameroun. Il a été évalué à un niveau de risque « élevé » au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme. L’étude sur l’éva…

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